The Wayback Machine - https://web.archive.org/web/20160602004138/https://www.holimotion.com/Sommeil

POURQUOI DORT-ON ?

Nous sommes des êtres diurnes, c'est à dire que nous sommes actifs durant la journée et que nous dormons la nuit. Notre cerveau synchronise notre rythme veille/sommeil sur un rythme externe, celui de l'alternance lumière/obscurité, et selon une période de 24 heures qui correspond à la durée de la rotation de la Terre sur elle-même. L'alternance entre lumière et obscurité détermine le créneau horaire opportun pour accéder au sommeil et fonctionne comme une horloge: c'est le facteur circadien.

SOMMEIL ET SANTE.

Le sommeil ne sert pas uniquement à se reposer. Il sert également à ajuster de nombreuses sécrétions hormonales, à éliminer les toxines, à renforcer les muscles, à préserver nos capacités cognitives et à gérer nos émotions. Pourtant, 30% des gens dorment moins de 6 heures par nuit. Ce qui augmente considérablement les risques d'obésité et de diabète de type 2.
Le sommeil sert à consolider et stimuler notre système immunitaire, par la fabrication de leucocytes (les globules blancs), sans lesquels nous ne pourrions lutter contre les agressions et les infections. C'est pourquoi dormir moins fragilise notre système immunitaire et nous rend plus vulnérables face aux maladies.

LE SOMMEIL ET VOUS.

Nous dormons moins qu'il y a 40 ans. Une étude Suisse portant sur 493 enfants pendant 20 ans (1974-1994) révèle qu'ils ont perdu 2 heures de sommeil par jour. 31% de la population est gênée par le bruit en semaine ou en week-end. 90% des nuisances sonores proviennent de l'extérieur : bruit de transport, animation nocturne.

SOMMEIL ET LUMIERE.

La variation de lumière au cours de la journée est le mécanisme prépondérent pour influencer la sécrétion de mélatonine et resynchroniser l'horloge interne. La mélatonine permet d’avancer ou retarder l’endormissement pour s’adapter aux changements saisonniers de luminosité. La rétine contient en effet des cellules sensibles au degré de luminosité qui transmettent l’information au noyau suprachiasmatique situé à la base de l’hypothalamus. Ce dernier relaie l'information jusqu’à une petite glande, l’épiphyse ou glande pinéale, qui secrète la mélatonine. Dès que la lumière baisse, la libération de l’hormone augmente. Inversement, une lumière forte le soir retardera l’endormissement.

LES PHASES DU SOMMEIL.

Chez l'adulte, une nuit se compose d'une succession de 4 à 6 cycles de 90 à 120 minutes et contient des proportions variables de sommeil lent léger, profond et paradoxal. Chaque cycle se termine par un mouvement corporel ou une très brève période d'éveil avant de replonger dans un nouveau cycle. Un adulte s'endort presque toujours en sommeil lent. Ce sommeil représente chaque nuit 75 à 80% du temps de sommeil total (soit 6 heures pour un sommeil total de 8 heures). Le sommeil lent léger représente environ 4 heures par nuit, le sommeil lent profond 2 heures et le sommeil paradoxal 2 heures également.

SOMMEIL ET OBESITE.

S'il semble évident que manger trop gras entraine une prise de poids, les effets d'une alimentation trop grasse sur le sommeil sont moins connus. Un régime trop gras modifie la sensibilité de l'organisme à une hormone l'orexine (ou hypocrétine) qui stimule l'éveil et participe à l'envie de manger. En journée, une consommation trop importante d'aliments gras favorise la somnolence. Consommés le soir, les aliments gras entrainent une fragmentation du sommeil.

SOMMEIL ET ALIMENTATION.

Faim et satiété sont moins bien régulées lorsque nous manquons de sommeil. Lorsque nous manquons de sommeil, la ghréline, hormone qui stimule l'appétit, est produite en excès, alors que la leptine, qui permet de réduire la sensation de faim, est moins sécrétée. Résultat: on mange plus ! Des études ont mis en avant qu'un sommeil réduit provoque aussi un dérèglement du métabolisme glucidique : la sensibilité à l'insuline (hormone dont le rôle est de maintenir constante la concentration du sang en glucose) et la tolérance aux glucoses sont diminuées, ce qui peut favoriser à long terme le risque de développer un diabète de type 2.

SOMMEIL ET DIABETE.

Une durée de sommeil inférieure à 6 heures expose davantage au risque de diabète en raison des perturbartions endocriniennes. Les études ont mis en évidence des modifications importantes du métabolisme du glucose (sucre) après une privation de sommeil: baisse de 40% de la transformation de glucose dans l'organisme, diminution de 30% de la quantité d'insuline produite suite à la consommation de glucose (réponse insulinique), augmentation de 50% de la résistance à l'insuline (baisse de l'action de l'insuline)

SOMMEIL ET MEMOIRE.

Il a été montré que certaines régions du cerveau impliquées au cours de l'apprentissage peuvent se réactiver pendant le someil, à la manière d'une répétition de ce qui a été appris à l'éveil. Le cerveau renforce ainsi les circuits neuronaux, en produit de nouveaux et réorganise le stockage des informations. Ces processus permettent de consolider et de maintenir les mémoires existantes, d'accroître les capacités de mémorisation, mais aussi de trier les informations: celles à retenir et celles à oublier...

LE SOMMEIL ET NOTRE COEUR.

Notre sommeil protège notre cœur. La diminution physiologique de la pression artérielle au cours du sommeil est essentielle au fonctionnement cardiaque et protège les parois vasculaires.

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